Docteurs juniors : 24 jeunes médecins généralistes arrivent dans les cabinets de l'Aude

Depuis le 2 novembre, 24 docteurs juniors en médecine générale exercent dans des cabinets de l'Aude, de Narbonne à Espéraza. Un nouveau dispositif national qui doit offrir davantage de consultations, notamment dans les secteurs où trouver un médecin est devenu difficile.

Docteur junior, c'est quoi ?

Pour devenir médecin généraliste, les étudiants suivent désormais une quatrième et dernière année d'internat. Pendant cette année, ils ont le statut de docteur junior : ils consultent, suivent des patients et participent à la vie du cabinet qui les accueille, avec une large autonomie.

Ils ne sont pas seuls pour autant. Chacun travaille aux côtés d'un médecin expérimenté, maître de stage, qui encadre son activité. C'est la première promotion : le dispositif est entré en application le 2 novembre 2026.

Où sont-ils dans l'Aude ?

Selon la liste publiée par l'Agence régionale de santé (ARS) Occitanie, mise à jour le 28 octobre, les 24 docteurs juniors audois sont répartis dans une quinzaine de communes :

  • Narbonnais et littoral : Narbonne, Narbonne-Plage, Armissan, Coursan, Sigean, Port-la-Nouvelle
  • Corbières et Minervois : Lézignan-Corbières, Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, Saint-Marcel-sur-Aude
  • Carcassonnais : Carcassonne, Trèbes, Conques-sur-Orbiel, Saint-Martin-le-Vieil
  • Haute Vallée : Espéraza

Narbonne est la commune la mieux dotée. Le détail cabinet par cabinet est consultable sur le site de l'ARS.

Ce que ça change pour les patients

Concrètement, lors de votre prochain rendez-vous chez votre médecin traitant, vous pourriez être reçu par un docteur junior. C'est un médecin en toute fin de formation, qui peut vous examiner, poser un diagnostic et assurer votre suivi, sous la responsabilité du médecin du cabinet.

L'enjeu est aussi l'avenir : à l'échelle de l'Occitanie, 241 docteurs juniors ont été déployés dans les 13 départements, et environ 42 % d'entre eux exercent dans des zones considérées comme prioritaires pour l'installation de médecins. L'espoir est qu'une partie d'entre eux choisissent de rester sur le territoire qui les a formés.

Source : ARS Occitanie

Photo d'illustration : DarkoStojanovic / Pixabay