Laika / Pueblo : Deux spectacles, une même thématique

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FESTIVAL DE LIÈGE
Laïka nous raconte l’histoire d’un pauvre Christ revenu sur terre non plus pour la libérer de ses péchés mais pour l’ausculter, et qui se retrouve bien seul au milieu des fatras du monde. Cette histoire se déroule dans une banlieue quelconque. Depuis la fenêtre de son appartement où il vit avec Pierre, ce Jésus-Christ improbable observe le va-et-vient d’un clochard, migrant qui a fui son pays en guerre et qui a installé ses quartiers sur le parking du supermarché voisin, de la voisine qui a la tête embrouillée, de la prostituée du quartier qui tapine la nuit et brûle des pneus pour se réchauffer, entre autres pauvres hères.

Ascanio Celestini et David Murgia nous emmènent dans un monde engagé et imagé, où évoluent des personnages attachants et naissent des émotions fortes. Ils passent de l’ironie à la farce, de la satire politique à la réalité crue. Et on se laisse emporter par une fable incroyable qui nous donne au final une grande leçon de vie.

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KUKARACHA ASBL (BELGIQUE)
C’est l’histoire d’une clocharde qui ne fait pas la manche et d’un gitan de huit ans qui fume, l’histoire d’une tenancière de bar qui gagne sa vie avec les machines à sous, d’un manutentionnaire africain et d’une poignée d’autres personnes dont on ne connaît pas le nom. C’est l’histoire des cent mille
africains morts au fond de la mer. Ceci est l’histoire d’une jeune dame caissière au supermarché et de toutes les personnes qu’elle rencontre. Ceci est l’histoire d’un jour de pluie.

PORTRAIT DE DAVID MURGIA
Formé à l’école d’acteurs du Conservatoire de Liège, David Murgia fait ses premiers pas sur les scènes internationales dans un spectacle écrit et mis en scène par Lars Norén, « À la mémoire d’Anna Politkovskaïa », et joue ensuite pour son frère Fabrice Murgia dans le très remarqué « Le Chagrin des ogres» en 2009. Il écrit, interprète et met en scène plusieurs pièces mais fera également différentes apparitions remarquées à l’écran dans des films comme « Bullhead » de Michaël Roskam. Cofondateur du Raoul Collectif, il recevra de nombreux prix comme le prix Odéon et le prix du Jury lors du festival Impatience en 2012, mais également le prix de la meilleure découverte au prix de la critique en Belgique. Sa contribution auprès du collectif se poursuivra avec « Rumeur et petits jours » qui a été présenté en 2016 au Festival d’Avignon avant d’entreprendre un troisième opus.

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